Goya

ISBN : 9782740422441 - février 2008

210 x 240 mm - 52 pages

DADA n°135

8,90

Les désastres de la guerre, la folie des hommes, des monstres et des sorcières en tout genre… : tel est l’univers noir et fantastique de l’un des plus grands peintres espagnols, Francisco Goya (1746-1828). Voici ses fantômes revenus nous hanter.


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Description

Au sommaire

De la cour à la maison du sourd
Si Goya commence sa carrière en peignant des portraits de cour, il est surtout célèbre pour la partie sombre de son œuvre. Histoire d’une vie mouvementée dans une époque troublée.

Portraits de femmes
Des « Majas » aux grandes dames de la cour, les portraits de femmes occupent dans l’œuvre de Goya une place de prédilection.

Goya fait des caprices !
Plongez au cœur des Caprices de Goya, une série de 80 gravures. À la manière des fables de La Fontaine, le peintre substitue ici les animaux aux hommes pour les ridiculiser.

Tête de cochon et gueule de loup
En matière de têtes tordues, on peut dire que Goya a de l’inspiration. Son dessin mordant se retrouve chez de nombreux artistes modernes.

Les désastres de la guerre
Lorsque la guerre ravage l’Espagne au début du 19e siècle, Goya se transforme en « reporter ». Tableaux et gravures témoignent de cet enfer sur terre.

La peinture est une arme terrible
Après les fusillés de Goya, Édouard Manet et Yue Minjun se font à leur tour les porte-paroles de ceux qui ne peuvent s’exprimer librement.

Les peintures noires
C’est dans une demeure de campagne, la « maison du sourd », que Goya peint ses derniers chefs-d’œuvre. Du salon à la salle à manger, il orne les murs de décors fantastiques où domine le noir.

En quelques mots

D’où vient ce pessimisme, cette noirceur qui imprègnent une grande partie de son œuvre ? Goya a commencé par peindre des portraits de cour, mais son œuvre bascule en 1792, lorsqu’il tombe gravement malade et devient sourd. Il faut dire aussi que l’Espagne où il vit a beaucoup changé. Ce n’est plus l’Espagne sûre d’elle-même et conquérante du « Siècle d’or » (1550-1650), qu’ont connue Vélasquez et le Greco. À la fin du 18e siècle, le pays est en pleine décadence et va bientôt ressentir l’onde de choc de la Révolution française et de l’Empire napoléonien. Durant toute sa vie, Goya a donc connu des temps troublés, qui lui ont inspiré une vision sombre de l’humanité. Ses tableaux les plus célèbres, comme le Colosse, le 3 mai 1808 ou Saturne dévorant ses enfants, en sont un reflet à la fois cauchemardesque et fascinant. Autant de visions qui nous rappellent que la bestialité des hommes est toujours prête à ressurgir, même dans une société en paix qui semble civilisée. Voilà pourquoi, à deux siècles de distance, les fantômes de Goya sont revenus hanter ce numéro de DADA…

Pour aller plus loin :

Illustrations :
Aurore Callias

Née à Paris en 1978, Aurore Callias a étudié l’illustration à l’école Estienne (Paris) et la scénographie à La Cambre (Bruxelles). Depuis 2003, elle a écrit et illustré de nombreux livres pour la jeunesse (Albin Michel, L’école des loisirs, Gallimard…), son album Krol, le fou qui ne savait plus voler (avec Sigrid Baffert, L’école des Loisirs) a reçu le prix Handi-livre 2018 du meilleur livre jeunesse. Elle travaille également pour la presse.

Informations complémentaires

Poids 220 g

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